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Le Musée de la Légion étrangère, à Aubagne

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| 09 Novembre 2018 | 669 vues

« La Légion étrangère est une famille qui n’oublie pas ! » affirmait le colonel Azan, premier officier responsable du Service Historique de la Légion étrangère et futur chef de corps du 1er Régiment étranger (1935).

La Légion étrangère est à la fois un mythe et une réalité. Créée en 1831, elle est un exemple de réussite unique en son genre. Fruit d’une volonté politique renouvelée, c’est une exception française qui fascine autant, l’historien que le citoyen.

Mais plus que l’institution, ce sont les hommes, les légionnaires, issus de toutes catégories sociales, venus de tous pays, qui suscitent l’intérêt. La littérature, le cinéma ont trouvé là une mine inépuisable de récits, de poèmes, de romans, de scénarios qui ont alimenté le mythe légionnaire.

Le musée de la Légion étrangère a pour objectif de rapprocher le mythe et la réalité, d’entrer dans le secret et l’admirable du légionnaire.

Un musée pour se souvenir et honorer.

Ce musée est d’abord un lieu de mémoire qui raconte l’Histoire légionnaire. Celui où la Légion d’aujourd’hui honore celle d’hier et se souvient de ses Anciens.

Les objets présentés sont chargés de souvenirs et d’émotion. Ils évoquent la grande épopée de la Légion étrangère, faite d’expéditions lointaines, de travaux pharaoniques et de combats héroïques.

Ils parlent de ces hommes qui ont tout abandonné pour servir la France avec « honneur et fidélité » et ont payé le tribut de la sueur et du sang.

Un musée pour intégrer et éduquer.

Ce musée forge la cohésion des jeunes légionnaires autour d’un même patrimoine. Il leur donne des racines communes, quels que soient leurs origines, leurs pays, leurs religions et leurs cultures.

Ce patrimoine, enrichi par les traditions, façonne cet esprit de corps si particulier à la Légion, qui fonde sa force morale et participe directement à son aptitude opérationnelle.

Cet esprit de corps se nourrit et se fortifie du souvenir des exploits et des sacrifices qui jalonnent et illustrent l’histoire des unités de Légion. Ce musée est enfin un formidable moyen d’intégrer les jeunes légionnaires.

Le commencement et la fin.

La vie du légionnaire commence et s’achève au musée. C’est dans la salle d’honneur du musée que le légionnaire reçoit son premier contrat. C’est par une visite du musée qu’il clôt son instruction initiale avant de rejoindre son régiment.

C’est, enfin, au musée qu’a lieu la remise de son certificat de bonne conduite, avant qu’il ne quitte les rangs de la Légion étrangère.

Ce musée renforce l’identité de ces « hommes sans nom ».