LE

L'Etat-major du COMLE

Retour
| 26 Février 2018 | 19364 vues

L’Etat-major assiste le général dans l’exercice de ses attributions en préparant ses décisions, en assurant le pilotage de la performance, et en organisant le contrôle interne.

Etat-Major du COMLE en visite de commandement au 2e REI | 2017 | Crédit photo ©Légion Etrangère

LE CHEF D'ETAT-MAJOR (CEM)

Il anime et il coordonne l’action des divisions et services communs du COMLE dont il contrôle les travaux et sur lesquels il a autorité. Il est secondé par le sous-chef d’état-major et s’appuie sur un bureau études et quatre divisions.Major.

LE BUREAU ETUDES, PILOTAGE ET SYNTHESE (BEPS)

Le chef de bureau est mandaté pour mener les études stratégiques et suivre les travaux abordant la Légion étrangère au niveau de l’EMAT et des états-majors centraux. Il s’assure particulièrement de leur cohérence avec les prérogatives du général COMLE et de la préservation du statut à titre étranger. Il anime et coordonne tous les travaux d’anticipation et de prospective au sein de l’EMAT, des armées, directions, services et organismes interarmées.

En interne étatmajor, il prépare et facilite le traitement des dossiers transversaux, en veillant à la cohérence des positions des différentes divisions. Il gère, sous l’autorité fonctionnelle du bureau organisation de l’EMAT, le sous-ensemble d’organisation (SSE) « Légion étrangère » correspondant à 1 900 postes. Il assure les fonctions d’adjoint maintenance (AMAINT) du général COMLE vis-à-vis des chefs de bureau maintenance et logistique des formations du socle.

Il s’appuie sur trois cellules d’experts pour mener à bien sa mission.

  1. Un conseiller juridique de haut niveau, chargé d’apporter un soutien pour tout ce qui relève de la législation de droit commun, de la réglementation militaire comme des dispositions spécifi ques au service étranger
  2. Un expert en pilotage et performance, qui apporte un soutien technique dans tous les domaines de compétence du service du commissariat des armées
  3. Un assistant en organisation qui propose et construit les outils de pilotage nécessaires à la description et au suivi de la description du sous-ensemble Légion au sein de l’armée de Terre.

LA DIVISION DES RESSOURCES HUMAINES (DRH)

Dans l’enveloppe globale des droits qui lui sont attribués par la direction des ressources humaines de l’armée de Terre (DRHAT), la DRHLE assure tous les actes de l’administration individuelle et collective du personnel servant à titre étranger.

Elle est responsable de l’échelon centralisé de la gestion du personnel servant à titre étranger (TE) pour l’ensemble des formations de la Légion étrangère. Présente dès l’élaboration du plan de recrutement, elle participe également, sous la présidence du chef d’état-major, à la commission de sélection des candidats. En liaison avec les régiments, elle prépare les plans annuels de mutation, de formation et les propositions pour les différents tableaux de nomination et d’avancement.

Son travail continue avec le traitement du dossier de tous les légionnaires non naturalisés rayés des contrôles. Sur ce périmètre, le Bureau d’aide à la reconversion (BARLE) permet d’envisager la reprise d’une activité dans le monde civil par le biais d’une reconversion, d’un stage de reconversion, ou d’un placement en entreprise.

Enfi n, le bureau des anciens de la Légion étrangère (BALE) a la charge, sur le plan pratique comme sur le plan moral, de gérer tout le personnel à titre étranger non naturalisé et rayé des contrôles. Il administre et stocke toutes les pièces constitutives des dossiers individuels afi n de pouvoir garantir à chacun, même plusieurs années après leur départ de l’Institution, la totalité de leurs droits administratifs. Il est le correspondant désigné des anciens qui veulent faire valoir leurs droits pour reconstituer des carrières, valider des services ou obtenir des décorations.

La DRH est renforcée par une Cellule système d’informations et communication (SIC) qui élabore et conduit la politique en matière d’équipement des plateformes de formation et d’instruction (PFI) du socle.

Elle conçoit les procédures et administre les outils de sécurisation des applications propres à la Légion étrangère.

LA DIVISION SECURITE ET PROTECTION (DSP)

La DSP est le service dont dispose le général pour assumer ses responsabilités en matière de sécurité du personnel servant à titre étranger, quel que soit le lieu d’implantation géographique (outremer, étranger et métropole). Il contribue à préserver les intérêts de la Légion et des légionnaires.

La DSP dépend sur le plan du commandement et de l’emploi du COMLE et sur le plan technique de la Direction du renseignement et de la sécurité de la défense (DRSD).

La DSP est seule habilitée à répondre, sur réquisition, aux demandes de renseignements émanant des autorités extérieures à la Légion ainsi qu’aux directions centrales ou générales, aux services de police et à la gendarmerie, dès lors que ces renseignements concernent la sécurité du personnel. Sous tutelle du colonel adjoint, sa mission principale est de déceler les menaces visant les légionnaires et emprises de la Légion, et faire adopter par le commandement les mesures de protection adaptées.

Dans le cadre de ses attributions, elle participe également au processus de sélection des candidats à l’engagement au sein de la Légion étrangère.

La division est composée de plusieurs cellules spécialisées chargées du fi ltrage, des passeports, ou du contrôle du personnel. Documentée et expérimentée, elle dispose de tous les linguistes habilités à mener des entretiens avec les candidats.

LA DIVISION RAYONNEMENT ET PATRIMOINE (DRP)

Chargée de la politique de rayonnement de la Légion étrangère, la division élabore et coordonne les actions d’infl uence et de communication afi n de consolider l’image «Légion étrangère» sur le socle assumé de son identité façonnée par son histoire, et perceptible à travers son patrimoine. Elle promeut une image authentique et moderne de la Légion et du légionnaire tout en préservant une vraie capacité permanente de réaction face à l’actualité la concernant.

Dans un souci de cohérence, la DRP est le correspondant unique du SIRPAT et des médias nationaux et internationaux pour la communication de la Légion étrangère. Le chef de division, conseiller communication (CONSCOM) du général COMLE, s’appuie sur quatre pôles pour harmoniser et déployer son action. Le Bureau événementiel, ou centre presse, est le lien avec les médias et il coordonne les relations publiques. Ce bureau anime également la communauté légion sur internet et les réseaux sociaux.

Le Bureau patrimoine regroupe le Musée et la section des archives de la Légion étrangère. Le musée propose une scénographie moderne qui s’organise autour de la collection permanente qui présente les pièces majeures de la collection labellisée Musée de France. Des expositions temporaires sont réalisées autour de thèmes qui abordent la Légion sous des angles originaux.

Le Bureau production regroupe les compétences éditoriales avec Képi blanc magazine, création d’ouvrages et la section image constituée d’équipes de reporters. Le magazine Képi Blanc, outil de solidarité et de communication interne, entretient le lien traditionnel existant entre la Légion d’active et ses anciens.

La musique de la Légion étrangère (MLE) est présente, en France comme à l’étranger, dans différents festivals prestigieux. Son emploi du temps est établi par la DRP et validé par le CEMAT. La MLE interprète un registre classique ou moderne très étendu.

LA DIVISION ENTRAIDE ET SOLIDARITE (DES)

La division est responsable de l’action sociale menée au profi t du personnel servant à titre étranger, des anciens et leurs familles. Celle-ci peut prendre la forme d’aides matérielles, administratives et juridiques, ou encore d’aides fi nancières individuelles sous forme de secours ou de prêts d’honneur qui complètent l’aide de l’action sociale des armées (ASA). Cette action sociale peut aussi être réalisée par des aides collectives, qui s’adressent aux régiments et à certains organismes d’entraide légionnaire.

Pour mener son action, la DES est constituée de deux entités distinctes (le Foyer d’entraide et le Cercle mess) chargées de dégager la ressource suffi sante, la gérer, et mettre en oeuvre les décisions exécutoires des conseils d’administration présidés par le général COMLE. L’établissement support de la politique d’action sociale est le Foyer d’entraide de la Légion étrangère (FELE). Etablissement public unique en son genre (sui generis), il dispose de réserves fi nancières non négligeables, liées notamment à la perception de dons et legs. C’est par son biais que toutes les mesures d’actions sociales, décidées par le général, sont fi nancées et mises en oeuvre.

  • Partie intégrante du FELE, l’Institution des Invalides de la Légion Etrangère (IILE) est implantée sur le site magnifi que du Domaine Capitaine Danjou, à proximité du village de Puyloubier (Bouches du Rhône). La mission de l’institution est d’accueillir et d’héberger les anciens légionnaires, et sert de cadre à leur insertion sociale et professionnelle. Sa capacité d’accueil est de 100 pensionnaires. C’est là, dans ce Domaine, qu’est produit le vin de la Légion.
  • Le FELE apporte une aide fi nancière essentielle au fonctionnement de la Maison du légionnaire d’Auriol (Bouches du Rhône), domaine acquis par la Légion. C’est une paisible maison de retraite qui peut accueillir dans un environnement chaleureux, un peu plus de 70 pensionnaires, tous anciens légionnaires.
  • Responsable de l’hommage aux morts et du devoir de mémoire, le Foyer contribue à l’entretien de plusieurs «carrés Légion», dans différents cimetières, où reposent d’anciens légionnaires. Le Cercle mixte de la Légion étrangère (CMLE) regroupe les cercles mess des régiments étrangers au sein d’un établissement unique dont ils constituent des succursales.

Le CMLE fait l’objet d’un prélèvement spécifi que sur ses activités non régaliennes, permettant d’alimenter le Fonds d’entraide et de solidarité de la Légion étrangère (FESLE). Ce fonds fi nancera le Plan d’action sociale (PAS) de la Légion étrangère. Il est, par ailleurs, le canal principal de vente des productions de vin et d’huile produits sur le Domaine du capitaine Danjou. Le CMLE contribue également au fi nancement de la condition du personnel servant à la Légion grâce aux ressources dégagées par ses activités.

UNE INSTANCE CONSULTATIVE

Le conseil de la Légion étrangère (CLE).

Les militaires à titre étranger ne pouvant pas siéger aux différents conseils de la fonction militaire, le conseil de la Légion étrangère (CLE), créé en 2010, est une instance consultative chargée de fournir au chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT) et au général commandant la Légion étrangère les éléments d’appréciation sur la situation générale de la Légion étrangère.

Il donne également un avis au CEMAT avant toute décision d’ordre général pouvant avoir un impact sur la Légion étrangère. Enfin, il émet un avis au COMLE pour les décisions d’ordre particulier portant notamment sur la mise en oeuvre des normes et directives dérivant du statut relatif aux personnels servant à titre étranger et sur les conditions particulières du service.

Composé de membres représentant les différentes catégories statutaires (offi ciers, sous-offi ciers et militaires du rang), il est présidé par le chef d’étatmajor de l’armée de Terre (CEMAT) et le général commandant la Légion étrangère qui en est le vice-président.

La commission de suivi des blessés de la Légion étrangère (CSBLE).

Depuis toujours la Légion étrangère a pris soin de ses blessés. Dès ses débuts, en 1833, elle mit en place en Algérie française, des centres de repos pour accueillir ses nombreux malades et blessés au cours des différentes conquêtes qu’elle menait sur tous les fronts. En 1934, le général Rollet créa la Maison du légionnaire d’Auriol. En 1954, la Légion étrangère acheta le Domaine du Capitaine Danjou, à Puyloubier, et y installa l’Institution des invalides de la Légion étrangère pour l’accueil des nombreux blessés d’Indochine, puis d’Algérie.

En 2010, dans ce même esprit de solidarité et de gratitude, la Légion décida d’instaurer une journée des blessés de manière à imposer à tous les régiments de Légion, au delà de leur rythme d’opérations et de leurs entraînements, un moment privilégié pour avoir une pensée vers les blessés. C’est au cours de cette même période (2011) que fut créée la Commission de suivi des blessés de la Légion étrangère (CSBLE), dont l’objectif est de mettre en place la structure d’un conseil de famille qui veille sur les siens.

Véritable tour de contrôle des blessés de la Légion, elle est le rouage essentiel pour faire fonctionner une machine aux multiples acteurs internes (DRH, DES, 1RE) et externes (SSA, CABAT, associations, etc.). Elle gère aujourd’hui près de 560 blessés. La CSBLE ne se substitue pas au parcours mis en place par l’armée de Terre, elle vient en complément.