2018, la Légion se retrouve sur un message fort et fédérateur !

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| 27 Janvier 2018 | 8501 vues

La Légion étrangère a rendu officiel le thème principal de l’année 2018, permettant à la communauté Légion de se retrouver sur un message fort et fédérateur : «Tu n’abandonnes jamais ni tes morts, ni tes blessés...». Autour de ce thème, la Légion délivre trois messages : nous nous souvenons de nos morts,  nous sommes une fraternité sans faille, nous sommes valeureux. 

 

Le général Jean Maurin, commandant la Légion étrangère, a rendu officiel le thème principal de l’année 2018, permettant à la communauté Légion de se retrouver sur un message fort et fédérateur. S’imposant  à chaque régiment comme un phare, il est également répété à chaque occasion.

Ce thème sera le dernier article du Code d’honneur du légionnaire : «Tu n’abandonnes jamais ni tes morts, ni tes blessés...». Il aborde la solidarité en se souvenant de nos morts et en soutenant nos blessés. Il introduit la commémoration 1918 - 2018, et dit qu’un homme n'est rien sans mémoire. Il ouvre enfin sur les opérations dans lesquelles les légionnaires vont être engagés durant les deux premiers quadrimestres de l'année, au péril de leur vie si nécessaire.

 

Sur ce thème, Camerone sera le moment  fort !

 

 

Cette année, le médecin en chef Jean-Louis Rondy sera le porteur de la main du capitaine Danjou lors de la cérémonie du 30 avril 2018, à Aubagne. A travers lui, la Légion rendra un hommage particulier au Service de Santé des Armées (SSA) et à la manière remarquable dont il prend en compte et accompagne nos blessés.

A 17 ans, en 1943, Jean-Louis Rondy entre à l'organisation civile et militaire (OCM) au sein de laquelle il participe à la libération de Paris. Puis, dans les rangs de la Division Leclerc, il est engagé dans la campagne de France et d'Allemagne. Après la guerre, il reprend ses études et prépare l'admission à "Santé Navale", où il sera admis en 1948. Nommé médecin-lieutenant en 1952, affecté au 1BEP, il rejoint le Tonkin. Il participe aux opérations dans le Delta et effectue un saut opérationnel sur Diên Biên Phu en novembre 1953. « Après mes études de médecine, j'étais breveté parachutiste et commando en 1952 et je suis parti en Indochine où j'étais affecté à ma demande comme médecin au 1er bataillon étranger parachutiste, un bataillon déjà glorieux bien que tout jeune puisque créé en 1948. Je suis parti avec eux, j'ai sauté à Diên Biên Phu, le 21 ou 22 novembre 1953. On a pris d'assaut la ville pourtant occupée par les Viets. Et mon bataillon est resté dans la cuvette jusqu'au dernier, jusqu'au 8 mai ». Il est blessé et capturé le 8 mai 1954. Il restera très marqué par cette détention inhumaine : «Ce qui m’a le plus marqué, c'est le lavage de cerveau. Les Viets voulaient nous imposer leur point de vue, nous convertir au communisme. Pas très facile car leurs arguments étaient fallacieux ! ». Libéré 4 mois plus tard, il sera rapatrié sanitaire et hospitalisé durant  presque un an.  Il servira de nouveau dans les rangs de la Légion étrangère, comme médecin-commandant au 3REI (1965 - 1967)  à Madagascar, durant les évènements aux Comores. 

Au cours d'une interview, en 2014, le colonel Rondy disait : «Je crois qu'il faut entretenir la mémoire du sacrifice »… c'est tout l'objet du thème de cette année.

 

Au-delà de Camerone, la Légion étrangère délivre trois messages forts.

 

 

Nous nous souvenons de nos morts… Plus de 40 000 étrangers sont morts pour la France depuis la création de la Légion étrangère. C'est un sacrifice important, qui a lui seul fait taire les détracteurs, à lui seul impose de plier le genou ! Symboliquement, la légion se souviendra de tous ses morts à travers la commémoration du centenaire de la fin de la Grande Guerre, et participera à de nombreuses cérémonies aux côtés des amicales.

Elle inaugurera, en juin 2018, une nouvelle exposition : "Zinoview - Cendrars : regards croisés de deux légionnaires sur la Grande Guerre". La Légion rendra également un honneur particulier à ses anciens, en confiant le drapeau du 11e REI, régiment dissout en 1940, au Groupement de recrutement de la Légion étrangère.

 

Nous sommes d'une fraternité sans faille… Nous fréquentons ici, le supplément d'âme de la Légion, son empathie, sa dignité, sa capacité à prendre soin aussi longtemps que nécessaire de ceux qui, blessés, portent les cicatrises douloureuses de leur courage. Depuis toujours, la Légion étrangère prend soin de ses blessés. Elle y sera encore attentive du fait du fort engagement opérationnel de l'année 2018.

Cette année encore, le général commandant la Légion étrangère, adossera la Journée des blessés de la Légion étrangère à celle de l'armée de Terre. C'est la Commission de suivi des blessés de la Légion étrangère (CSBLE) qui se chargera de son organisation.

Par ailleurs le Médecin en chef Luc AIGLE - professeur agrégé, conseiller santé du général COMLE - retrace, dans un livre à paraître "Indicatif Clochette : 70 ans au service des légionnaires parachutistes" (indicatif radio des médecins des légionnaires parachutistes) la vie des médecins au cours des opérations majeures des BEP et des REP.

 

Nous sommes valeureux…  Les légionnaires d'aujourd'hui sont résolument les dignes successeurs de leurs anciens. Ils ont su enrichir les rangs de la Légion de leur jeunesse enthousiaste, de la multiplication de leurs origines (150 nationalités en 2018, 50 en 1960), d'expériences nouvelles.  Dans ce contexte moderne, ils s'abreuvent aux mêmes valeurs de courage, d'honneur et de fidélité au service de la France.

Après trois ans d’opérations intérieures, de montée en puissance, et de préparation opérationnelle, 2018 sera l'année de l'engagement en opération extérieure. Liban, Niger, Mali, etc… La Légion répond présent, l'arme chargée, au service de la France.

 

 

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