Les traditions de la Légion étrangère

LES EMBLEMES ET LES FANIONS

Les emblèmes (drapeaux et étendards) des régiments étrangers portent l’inscription « Honneur et Fidélité » en lieu et place de l’inscription usuelle « Honneur et Patrie » de l’armée de Terre. Ils portent tous la mention « Camerone 1863 ». La Légion a le privilège de conserver les emblèmes de ses régiments disparus et les anciens drapeaux des régiments actuels. Ils sont conservés par le Musée d’Aubagne et une partie d’entre eux est exposée dans la crypte. Les fanions des compagnies et escadrons sont vert et rouge sur l’avers, diagonale descendante, le vert contre la hampe. Le revers a les couleurs réglementaires correspondant à la numérotation de l’unité.


LE KEPI BLANC

Le képi blanc est synonyme de légionnaire dans le monde entier. A l’origine, il s’agissait d’un couvre-képi de couleur kaki comme en portaient toutes les unités qui participaient à la pacification du Maroc. A la Légion, sous la double action du soleil et des lavages répétés, il prit vite un aspect immaculé et devint l’objet de fierté des anciens. Il fera sa première grande apparition officielle à Paris, le 14 juillet 1939 et son port sera étendu à tous les régiments à la fin de la guerre. Il n’est porté que par les militaires du rang. Les sous-officiers et les officiers portent le képi noir frappé de la grenade à sept flammes.

 


LA GRENADE A SEPT FLAMMES

Elle est un symbole largement utilisé. On la retrouve aussi bien comme motif ornemental dans la décoration des quartiers, sur le fanion des compagnies et des escadrons, que sur les épaulettes de tenue de sortie ou sur les insignes de béret. Ornement réservé à certaines unités d’élite, elle a été officialisée à la Légion en 1874 et a pris progressivement son allure actuelle, avec ses sept flammes dont deux en retour et la bombe évidée. Sur les insignes de béret, le corps de la bombe porte le numéro du régiment. Sur les épaulettes, la grenade est surmontée des trois chevrons verts distinctifs de la Légion. Les trois chevrons sont portés par les unités qui, comme la Légion étrangère, appartenaient à l’ancienne armée d’Afrique.

 


LES PLIS LEGION

Les légionnaires portent sur leurs chemises et chemisettes de tenue de sortie une série de plis, à l’ordonnancement parfaitement codifié, qui donnent à ces effets réglementaires une élégance particulière. Pour les cadres chargés de l’instruction, apprendre aux jeunes légionnaires à faire correctement les plis de leurs chemises est un moyen simple, concret et très efficace de leur expliquer ce que « travail bien fait » veut dire et de leur en donner le goût.

 


LES EPAULETTES DE TRADITION

Les légionnaires portent sur leurs chemises et chemisettes de tenue de sortie une série de plis, à l’ordonnancement parfaitement codifié, qui donnent à ces effets réglementaires une élégance particulière. Pour les cadres chargés de l’instruction, apprendre aux jeunes légionnaires à faire correctement les plis de leurs chemises est un moyen simple, concret et très efficace de leur expliquer ce que « travail bien fait » veut dire et de leur en donner le goût.

 


LA CEINTURE BLEUE

A l’origine, c’était un accessoire destiné à protéger le personnel servant Outremer des affections intestinales et elle se portait sous les vêtements. Peu à peu, elle fut portée sur la veste ou sur la capote. La couleur bleue fut retenue et devint le signe distinctif de la Légion.

 


LE BERET VERT

Initialement, cette coiffure n’était portée que par les légionnaires des bataillons étrangers de parachutistes. Son apparition ne date donc que de la guerre d’Indochine. A partir de la guerre d’Algérie, son usage fut généralisé à l’ensemble de la Légion.

 


LA CRAVATE VERTE

Elle fut adoptée après la découverte d’un important stock venant des Chantiers de jeunesse par le Régiment de Marche de la Légion étrangère. Elle devint réglementaire en 1946.

 


LA MUSIQUE DE LA LEGION

La Musique de la Légion étrangère compte une soixantaine d’exécutants. Sa réputation dépasse largement les frontières et elle se produit régulièrement à l’étranger. En dehors des cérémonies militaires classiques, elle donne des concerts en salle ou des aubades. En formation de défilé, elle se distingue des autres musiques de l’Armée française par ses fifres, son chapeau chinois, par un port du tambour particulier (cercle inférieur au niveau du genou) et par une cadence de 88 pas à la minute (contre 120 pas à la minute pour les autres unités), cadence qui lui confère puissance et majesté.

 


LE BOUDIN

Les origines du mot, comme celles du célèbre refrain, sont assez mal connues. Il s’agirait du rouleau parfait de la toile de tente, fixé sur le sac et que l’on appelait volontiers « boudin ». C’est, peu de temps avant le départ du Régiment étranger pour le Mexique, que monsieur Wilhem, chef de musique, composa cette marche qui est devenue la marche de la Légion étrangère : « le Boudin ». Les paroles actuelles ont probablement été adoptées vers 1870, alors que le Roi des Belges avait demandé que ses sujets ne combattent pas en France, tandis que de nombreux Alsaciens et Lorrains s’engageaient à la Légion.

 


LA TENUE DES PIONNIERS

Les pionniers portant la barbe et le tablier de buffle, défilant la hache sur l’épaule, rappellent la vocation de soldat bâtisseur du légionnaire. Selon une tradition reprise de la Grande Armée, ils sont placés en tête des défilés, en ouverture de route. Dans leur régiment, les pionniers constituent l’équipe chargée de l’entretien et de l’amélioration de l’infrastructure du quartier.

 

LES FETES DE LA LEGION

Les fêtes ont un éclat particulier à la Légion : Camerone, fête de la tradition militaire légionnaire et Noël, fête de la famille légionnaire.


NOEL

La célébration de noël revêt un caractère particulier, beaucoup plus important que dans d’autres corps. La Légion étrangère se doit, ce soir-là, plus que jamais, de tenir lieu de famille aux légionnaires. La nuit de Noël réunit au quartier, autour des crèches, des cadeaux et des chants, tous les officiers, sous-officiers et légionnaires du régiment.

 


CAMERONE

L’anniversaire du combat du 30 avril 1863 est célébré de manière solennelle partout où se trouvent des légionnaires. Traditionnellement, les régiments accompagnent la prise d’armes d’une opération portes ouvertes à laquelle sont invités les anciens et la population de la garnison.

 

CAMERONE 1863

«Ils furent ici moins de soixante
opposés à toute une armée.
Sa masse les écrasa.
La vie plutôt que le courage abandonna
ces soldats français le 30 Avril 1863.»

Le 30 avril 1863, dans l’hacienda de Camerone, les trois officiers et les soixantedeux légionnaires de la compagnie du capitaine Danjou résistèrent pendant toute une journée à 2000 Mexicains. Au soir d’une lutte épique, les 5 derniers survivants chargèrent à la baïonnette. En se battant jusqu’à la dernière extrémité, les légionnaires empêchèrent les Mexicains d’attaquer le convoi que la compagnie protégeait.

Le convoi put passer. Ils avaient rempli leur mission. Ce combat est resté comme le symbole de la fidélité à la parole donnée, de la mission remplie quel qu’en soit le prix. Le symbole du devoir et du sacrifice. Le 30 avril est devenu la fête traditionnelle de la Légion étrangère. Ce jour-là, où qu’elles soient, les unités se regroupent pour assister à la lecture du combat. À Aubagne, cette cérémonie prend une dimension particulière.

Le capitaine Danjou portait une main articulée. Cette main en bois fut retrouvée sur les lieux du combat et ramenée à Sidi- Bel-Abbès. Elle est conservée à Aubagne, dans la crypte du musée de la Légion. Le 30 avril, elle est présentée devant le front des troupes, portée par un ancien valeureux que la Légion souhaite tout particulièrement honorer.

En images

Les symboles visuels : fanion Le képi blanc Les symboles visuels : la grenade à sept flammes Les plis Légion Les épaulettes de tradition La ceinture bleue Le béret vert La cravate verte La tenue des pionniers Illustration de la Bataille de Camerone 1863

Code d'honneur du légionnaire

Les Pionners de la Légion étrangère

Le Monument aux morts


| Ref : 93 | Date : 21-05-2010 | 12389