1914-1918 : la première guerre mondiale
La Légion est à l'oeuvre au Maroc quand la Première Guerre Mondiale éclate. Une tradition, toujours en vigueur,
s'applique alors : lorsque la France est en guerre, on demande aux légionnaires originaires du pays belligérant
s'ils souhaitent ou non aller se battre contre leurs concitoyens. Le général Lyautey gardera ainsi les possessions
françaises du Maroc, de 1914 à 1918, avec des légionnaires d'origine allemande. Les autres officiers généraux encadreront
les volontaires étrangers qui, plus nombreux encore qu'en 1870, s'engagent pour défendre notre pays.
Cinq régiments de marche sont constitués. En raison des pertes sévères, ils sont réunis en en seul le 11 novembre 1915,
pour former le légendaire Régiment de marche de la Légion étrangère. Le colonel Rollet commande le RMLE après la mort
du colonel Duriez, tué à la tête de ses hommes. Il ramène de ces quatre années de guerre le drapeau le plus décoré
de l'armée française avec celui du régiment d'infanterie coloniale du Maroc.
1920 : pacification du Maroc et du Levant
A partir de 1920, la Légion est engagée sur deux théâtres :
au Levant (Syrie et Liban), dans le cadre d'un mandat de la Société des Nations, et au Maroc,
pour la phase finale de la pacification du pays. Inlassablement, les légionnaires marquent le territoire de leur trace.
Le plus beau symbole de leur oeuvre reste le tunnel de Foum Zabbel, percé au pic et à la pioche dans le granit sur la
route du Ziz. Bâti par les sapeurs pionniers du 3ème étranger, cet ouvrage est toujours mentionné
sur les cartes actuelles comme étant "le tunnel du légionnaire".
1939-1945 : la seconde guerre mondiale
En 1939, la Légion présente le plus gros effectif de toute son histoire, avec plus de 45.000 hommes. Les 11ème et 12ème REI,
le GRD 97, les 21ème, 22ème et 23ème RMVE (régiments de marche de volontaires étrangers), disparaissent dans la tourmente de 1940.
La toute jeune 13ème DBLE (Demi-brigade de Légion étrangère) s'illustre à Narvik (Norvège), seule victoire française de la
campagne de 1940. Elle entreprend ensuite une épopée qui la mènera de Bir Hakeim jusqu'à la victoire finale, aux côtés
du 1er REC et du nouveau RMLE.
La guerre se termine en Europe mais les Japonais attaquent par surprise, le 9 mars 1945, l'ensemble des garnisons
françaises d'Indochine. Une retraite épique, menée avec énergie par le général Alessandri, permet au 5ème REI, le
régiment du Tonkin, de se regrouper en Chine, après deux mois de marches et de combats.
Avec plus de 9.000 morts, la Légion étrangère a lourdement contribué à la libération de l'Europe, sans
pour autant connaître le repos dans les années suivantes.
La décolonisation, les conflits et les crises
contemporaines (1946 - à nos jours) >>>